Référence :1423

Le Vicaire de Wakefield (The vicar of Wakefield), par Goldsmith, traduit en français avec le texte anglais en regard, par Charles Nodier, De l'Académie française ; précédé d'une Notice par le même sur la vie et les ouvrages de Goldsmith, Et suivi de quelques Notes.

GOLDSMITH Olivier

Paris : Bourgueleret (impr. Everat et Compagnie) 1838 in-8, 225 x 147 : front., XXVII, 581 p., (1 f.), 10 pl. Chagrin noir de l'époque, signé Ch. Blaise, plats ornés de filets dorés et à froid en encadrement, fers rocailles et floraux dorés au centre avec encadrement de filets droits et courbes dorés, Mlle Desmousseaux Coulommiers inscrit en lettres dorées sur le premier plat, dos lisse orné de fers rocailles et de filets droits et courbes dorés, triple filet doré intérieur, tranches dorées.

Première édition de la traduction de Charles Nodier d'un des chefs-d'œuvre de l'écrivain anglais Olivier Goldsmith.Ce roman parut pour la première fois en 1766 et raconte les malheurs et la bonne fortune du révérend Docteur Primrose, vicaire de Wakefield, et de sa famille. Goldsmith voulut en faire une satire de l'optimisme à la façon de Voltaire, mais n'étant pas parvenu à soutenir un ton ironique il en fit un roman à la fois sentimental et didactique, contenant un large panel des sujets et des thèmes familiers utilisés par les grands romanciers du dix-huitième siècle comme Henry Fielding et Laurence Sterne. L'ouvrage eut un immense succès et connut de nombreuses éditions et traductions.Cette édition se compose du texte dans sa version originale sur la page de gauche et sa traduction en regard ; chaque page comprend un cadre de deux filets noirs. Le texte est précédé d'une longue notice où Charles Nodier aborde la vie et les ouvrages de Goldsmith, écrivant à propos du Vicaire de Wakefield qu'il est l'un des chefs-d'œuvre les plus exquis de la littérature.Premier tirage de l'illustration, se composant d'un frontispice contenant le portrait de Goldsmith, gravé sur bois par Andrew Best et tiré sur papier de Chine collé, de plus de cent vignettes sur bois dans le texte, gravées par Andrew Best, Lacoste, Provost, etc. d'après les dessins de C. Jacques, Marville, Janet-Lange, etc., et de 10 planches gravées sur cuivre par W. Finder d'après Tony Johannot.Exemplaire complet de toutes les serpentes légendées qui manquent parfois, parfaitement conservé dans une reliure de présent de l'époque signée de Charles Blaise. Le premier plat porte en lettres dorées “Mlle Desmousseaux, Coulommiers”.Un exemplaire qui semble-t-il est identique, comportant la même mention sur le plat, est décrit sous le numéro 104 dans le catalogue de la précieuse collection de Jacques Zoubaloff, dont la vente eut lieu en mai 1930. La différence provient seulement de la signature du relieur, le catalogue indiquant Lebigre au lieu de Blaise.Les pleines reliures romantiques décorées pour ce titre sont très rares.Ce très bel exemplaire fut très certainement offert à une dame de qualité. On peut penser, malgré la qualification de Mademoiselle, qu'il s'agit de Mme Desmousseaux, sociétaire de la Comédie-Française de 1824 à 1852.Exemplaire très frais quasiment exempt de piqûres. Petite fente à une charnière. Frottements.Bibliographie : Carteret, III, pp. 274-275. Littérature ; théâtre ; lettres autographes manuscrites ; soulier de satin ; allemagne ; histoire ; seconde guerre mondiale

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