Référence :1286

L.A.S., 2 pages in-8, (214 x 133), à Théophile Ysaye, « Coblentz Dimanche » (8 novembre 1885).

LAFORGUE, Jules.

Belle lettre familière adressée au pianiste Théophile Ysaye, intime du poète qu’il appelle ici « Mon vieux Toto. » Non datée, elle fut écrite le 8 novembre 1885 alors que Laforgue, lecteur de l’impératrice d’Allemagne, suivait la souveraine dans ses déplacements : « Je suis arrivé ici 4 jours plus tard que je devais – d’où un certain froid (très drôle, je te raconterai) (…) J’attends qu’on me fasse le moindre ennui même et je reprends le train. »« J’ai vu ton frère la veille de mon départ avec le vierge Reichelt ahuri de Paris, et le cynique impuissant Lindenlaub. » Laforgue fait ici référence au journaliste et pianiste Théodore Lindenlaub avec qui il s’était lié lors de son séjour à Berlin.Il termine sa lettre en prévenant Ysaye qu’il lui apportera son volume lui-même « le premier décembre ». Il fait vraisemblablement référence à son ouvrage L’Imitation de Notre-Dame la Lune.Il ponctue sa lettre en ces termes : « Pour le moment, devant ce Rhin plat et blasé et terne, Je suis d’une mélancolie à geuler (sic). »Trace de scotch sur les bords.

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